La Seine et Marne

Une chouette idée du Parc naturel du Gâtinais


Les oiseaux de nuit n’ont pas la vie facile…

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Inspirant des craintes ancestrales, à l’image diabolique, certaines étaient cruellement crucifiées sur les portes des granges. Hantant nos nuits de leurs cris lugubres, elles sont maintenant menacées par la modernisation de nos campagnes. Sans parler des « accidents de la route », la restauration du bâti ancien réduit leur habitat et la prolifération des pigeons dans les clochers les privent de sites de nidification (ouvertures grillagées, granges et greniers condamnés ou réaménagés). Pour d’autres comme la Chevêche, c’est l’agriculture moderne qui détruit son environnement. Peu de campagnes ont conservé haies, vergers, prairies pâturées et arbres creux, propices à la chasse et la reproduction.

Dès 2002, le Parc Naturel Régional du Gâtinais français était à l’origine de nombreuses initiatives au bénéfice des rapaces nocturnes. À la suite d’un appel auprès des habitants du Parc, 15 nichoirs étaient installés sur une cinquantaine de sites visités. Des conseils d’aménagement pour l’accès des chouettes aux granges et greniers étaient dispensés en direction des propriétaires privés.

Pour compléter ce dispositif, les responsables publics ont été incités dans le cadre de subventions apportées aux communes par le Parc lorsqu’il apporte une aide à la restauration d’un édifice religieux. Une étude systématique est menée afin d’étudier la possibilité d’y installer un nichoir. Depuis 2004, des instituts médicaux professionnels ou éducatifs implantés sur le Parc sont partenaires. Les élèves d’ateliers de menuiserie fabriquent des nichoirs à effraie et à chevêche. Aujourd’hui, le Parc assure le suivi et l’entretien de 20 nichoirs à effraies et autant pour les chevêches.

Et puisque la chouette chevêche était l’attribut d’Athéna…

Symbole de la connaissance, de la sagesse mais aussi la science... faisons montre de pédagogie auprès de ceux qui la considèrent nuisible ! La dame de la nuit (Athene noctua) et sa cousine hulotte (surnommée aussi chat-huant) se nourrissent de quantité d’insectes, de vers de terre, de petits rongeurs : mulots, souris, campagnols, musaraignes... Enfin, si vous voulez disserter entre insomniaques, voici un petit lexique : En langage Chevêche, prononcez « gnouk », un bref « kvitt kvitt », un « kiff kiff kiff » ou encore "kfit kfit". Le parler Hulotte chuinte, hioque, hole, hue, hulule. Monsieur pousse un « hou - ou » sonore suivi après quelques secondes par un « ouu ». Madame répondra par un « ki – ouik » plus aigu. En cas de danger, alarme se hulule : « kvik - kvik – kvik »

Ceci garantit bout de chouette débat nocturne !


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mercredi 4 mars 2009
 
 
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