Il y a des artistes auxquels on prête une existence imaginaire ou exagérée. Lantara, peintre paysagiste et graveur du XVIII°, convient bien à l’image romantique de l’artiste maudit. De sa condition modeste dont il ne sortira pas, celle-ci ne lui permettra pas d’intégrer le milieu artistique et la société de son époque. La maladie, sa situation précaire et son décès à l’hôpital, à l’âge de quarante-neuf ans complèteront la légende. Malgré l’attribution des certaines de ses œuvres à d’autres peintres, c’est de manière posthume que son talent sera reconnu.
Le Musée départemental de l’école de Barbizon lui rend hommage à travers une exposition originale. Une première partie met à l’honneur la richesse et la beauté de ses oeuvres tandis qu’une autre se penche, grâce à diverses archives, sur la vie de cet homme.

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