Depuis le temps que l’on nous bassine avec ce triple AAA qui depuis quelques mois rythme notre information quotidienne... il fallait bien que cela arrive un jour !
"C’est la fin de tout !", il y a 6 mois, "ce n’est plus aussi grave désormais", bien malin celui qui peut aujourd’hui faire la part des choses.
Querelles d’un microcosme qui prétend régir le monde et qui imprègne de sa vision vampirique la vie économique et sociale de milliards de terriens. Modèle unique d’une pensée dont on vit aujourd’hui les limites et qui pose, avec davantage d’acuité, le bien fondé de notre modèle de vie en société.
L’occasion est évidemment trop belle pour utiliser cette disgrâce à des fins d’arguments politiques mais le problème de fond est bien de poser un modèle alternatif et de le faire adopter par un électorat en proie aux doutes, pire, au désarroi. Peu de propos alternatifs émergent pour nous permettre de mieux comprendre les enjeux et les conséquences d’une société qui bascule. Que faut-il croire ? En qui croire surtout ? Les échéances des présidentielles et des législatives qui approchent ne prêtent pas à l’optimisme car, d’une part, les électeurs ne croient plus vraiment en la capacité du politique à résoudre les problèmes (la Grèce, l’Espagne, l’Italie s’en remettent aux techniciens) et, d’autre part, rien n’indique une envie de changer les choses. Quelques dissonances cependant, qui interpellent des oreilles attentives, surtout quand l’on parle de réveiller "le désir de vivre ensemble" et de "prendre le pari d’un projet alternatif, pour faire bouger les choses". Jean Luc Mélanchon a tenu se discours, grand tribun d’un soir, magistral dans sa mise en perspective des enjeux et des acteurs. Espérons qu’il ouvre la voie aux autres afin de rehausser une campagne qui a du mal aujourd’hui à se mettre au niveau des attentes de la société française.

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