La Seine et Marne

Attention, ceci est une fiction : si Total Grandpuits disparaissait !


La raffinerie produisait moins de 30% de ses capacités…

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« La raffinerie Total de Grandpuits classée « Sevezo 2 » sur l’échelle des risques industriels vient d’être rétrogradée. Il est vrai que sa production n’était plus que de 30% de ses capacités, tant l’approvisionnement en brut se raréfie ». Le Grand Parisien

« … production maraîchère exceptionnelle, ensoleillement maximum pour les exploitants Bio de Courpalay, comme si les éoliennes qui dominent la plaine de Brie avaient tellement brassé l’air que les nuages noirs de la dernière torchère s’étaient dilués à jamais dans le ciel briard… » L’Éclaireur du Centre Brie

« … et le trafic aérien généré par les avions en attente d’atterrissage à Roissy sera bientôt dérouté. Le personnel naviguant se plaint de l’éblouissement causé par les champs de réflecteurs solaires installés entre Nangis et Rozay-en-brie à l’emplacement de l’ancienne raffinerie … » La République Briarde Périphérique

Vous en rêvez ? Mais vous avez sûrement lu autre chose, dernièrement !

Attention, ce n’est plus une fiction : Total fait des profits records

Ce sont les plus importants jamais enregistrés par une entreprise française : un résultat de 13,9 milliards d’euros (+ 14 % pour 2008). En cette période difficile, on pourrait s’en réjouir si tous en profitaient. Mais dans le même temps, le prix de l’essence a augmenté de 25% en 2 ans. Heureux les simples actionnaires qui laisseront venir à eux 37 % de ces bénéfices (plus de 5 milliards d’euros) contre 2% pour les salariés.

Enfin une vraie économie d’énergie !

Celle de l’État qui ne s’embarrassera pas à renflouer l’industrie pétrolière puisque celle-ci n’a pas attendu la crise pour profiter d’une spéculation énergétique lui permettant de s’enrichir sur le portefeuille du consommateur, tant que ce dernier disposait encore d’un pouvoir d’achat…. Car comme pour les banques, c’est l’argent public –ou celui du contribuable- qui a enrichi le groupe pétrolier.

Mais bien sûr, Total rassure - comme pour l’Erika et AZF en son temps -. Il parle d’investissement : Trois quarts des 18 milliards de dollars prévus à l’investissement en 2009 serviront à l’exploration et à la production de pétrole et de gaz (75 % de ses profits). Total souhaite aussi prendre une participation d’au moins 10 % dans le deuxième EPR français, construit en Seine-Maritime dès 2012.

À l’opposé, les écologistes demandent d’utiliser ces énormes investissements vers des énergies renouvelables, pour sortir d’une économie « carbonée ». D’autres légitiment des choix d’investissements dans de nouvelles technologies pour assumer les conséquences négatives de la raréfaction des ressources. Et quand le baril atteint 147 dollars, la question est cruciale. Mais à 40 dollars actuellement, le débat n’a plus lieu d’être, souligne Frédéric Lasserre, économiste à la Société Générale. Total rassure encore ! Il parle d’embauches, rappelant les 9 000 recrutements dans le monde en 2008 pour un effectif de 96.400 employés. Mais à l’image des 216 emplois récemment supprimés sur 3 sites Hutchinson, filiale de Total, que deviendra l’avenir des salariés du groupe avec de tels choix de développement ?

Alors que la fin de la ressource pétrolière semble proche et la menace qu’elle fait peser sur la planète et ses habitants, de plus en plus évidente, l’industrie pétrolière devrait se soucier de sa survie par l’innovation tant qu’elle dispose des moyens –conséquents- pour le faire !

Sources : Le Monde, la Tribune


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jeudi 19 février 2009
 
 
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