Des églises évangéliques de renom aux patrimoines et vestiges que l’on découvre au gré de balades et de rencontre, la Seine et Marne est riche d’une histoire religieuse plus ou moins connue.
Certes, comme partout, chaque village possède ou a possédé son église, mais la rencontre avec l’histoire a façonné les lieux, les gens et les histoires qui circulent de génération en génération.
L’autre point culminant de la ville haute, Saint Quiriace préside la petite place du même nom sur laquelle il fait bon s’arrêter afin d’observer l’architecture des lieux et de prendre la mesure des deux géants avec la tour César. Jeanne d’Arc y aurait fait escale, de même que toutes les personnalités dont les noms résonnent encore dans la ville (Balzac, Verne, De Gaulle…).
Son histoire épouse étroitement les méandres de la grande Histoire. Ainsi, une première collégiale avait été fondée par le comte Eudes II de Blois entre les années 1022 et 1032. La première référence faite à la collégiale est le texte le privilège de Richer écrit en 1062.
Un siècle plus tard, la collégiale est devenue trop petite pour accueillir la communauté de chanoines présents. Le comte de Champagne Henri le libéral décide de faire reconstruire la collégiale sur des bases plus grandes afin de pouvoir réunir en son chœur une centaine d’ecclésiastiques vers les années 1160.
La mort d’Henri, en 1181, laisse la collégiale inachevée, le chœur est toutefois abrité, ce qui permet aux offices de s’y dérouler. La nef est prévue pour avoir une longueur de huit travées, mais seulement deux seront finalement construites. Les difficultés financières du royaume sous Philippe le Bel feront que la construction restera dans cet état. Au XVIe siècle, on se résoudra à clore définitivement la nef par une façade percée de deux ouvertures.
La croix érigée à l’autre extrémité du parvis de la collégiale indique l’endroit où aurait du se situer l’entrée de l’édifice si les dimensions d’origines avaient été respectées.

envoyer par mail