Certes, il restait l’incertitude des scores. Le verdict est sans appel, la région Ile de France reste à la gauche plurielle. Toutefois, il faut rester humble car ces résultats sont très difficiles à interpréter. Ils sont les reflets de plusieurs éléments d’autant que, avec 49%, l’abstention reste forte. Sanction, ras le bol, besoin d’être rassuré, peur des réformes, marre de la crise... les raisons sont légions. On peut ainsi s’interroger sur les scores réalisés en Seine et Marne par la gauche qui arrive en tête dans des bastions de l’UMP comme Montereau, la ville du tête de liste Yves Jégo, Meaux, Provins, Melun, Dammarie les Lys, Coulommiers, Combs la Ville...Ils résonnent comme un avertissement sans frais pour une politique et un gouvernement qui, comme l’expliquait Jean François Copé dimanche soir, dérivent de leurs fondamentaux.
La gauche arrive première dans 290 communes des 514 que compte le département. Elle réalise 56% des voix. Ce résultat est aussi une grande responsabilité pour les vainqueurs qui doivent recrédibiliser la politique, redonner du sens à leurs actions et prouver que l’intérêt collectif est bien leur unique motivation. A ces conditions, ils seront capables de se projeter sereinement vers d’autres horizons électoraux.
L’UMP, du fait du deuxième tour à deux listes, augmente significativement son nombre de conseiller territoriaux, les 8 premiers de la liste seine et marnaise étant élus.

envoyer par mail