La pauvreté enfle en France et l’on s’aperçoit que, de plus en plus, certains de nos compatriotes font l’impasse sur la complémentaire de manière à subvenir à leurs besoins primaires (logement, nourriture...). Ce phénomène risque de s’amplifier à l’heure où l’on annonce une augmentation moyenne des cotisations de l’ordre de 5%, conséquence directe du désengagement de l’Etat dans ce domaine et du trou récurent de la sécurité sociale.
La santé va constituer un élément supplémentaire de la fracture sociale et les soins primaires ne concerneront bientôt plus une grande partie de la population française.
Les spécialistes, surtout les mutualistes, appellent aujourd’hui à une réorganisation de fond de notre système de santé plutôt qu’au transfert inéluctable du régime obligatoire vers les complémentaires.

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