Le projet de décret de la "réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat", annoncé par le premier ministre, fait déjà débat.
Et pour cause, il porte en filigrane atteinte à un statut que l’on pensait intouchable, la garantie de l’emploi. Désormais, licencier des fonctionnaires, devient possible. Certes cela l’était aussi avant, mais on était davantage dans la logique un statut = un emploi et une perspective de carrière. Il était légitime de remercier quelqu’un qui ne voulait pas accomplir ce que son statut lui demandait. Les cas de licenciement sont malgré tout rares.
Le débat porte plutôt sur l’interprétation du projet entre le gouvernement qui indique que, globalement, il renforce le droit des fonctionnaires et les représentants syndicaux qui y voient davantage l’occasion de fragiliser des situations malgré les dispositions liées à la formation, à la promotion. En effet, le changement de compétences ne garantit pas l’emploi mais renforce la légitimité de la mobilité, un moyen toujours difficile dés lors que l’on aspire pas forcément à partir. De fait, au bout de 3 refus, le fonctionnaire auquel on aura proposé d’autres postes pourra être licencié.

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