L’abstention est assurément le premier parti de France au soir de ce premier tour des élections régionales. Au moment où les discussions entre les partis vont bon train, on peut s’interroger sur les raisons de ce désintérêt d’une grande majorité du corps électoral. Plusieurs sentiments remontent des sondages réalisés par la presse nationale :
La région est une entité éloignée et dont on ne connait pas les compétences
En période de crise, il y a un fort désamour avec le politique
Il y a un ras le bol qui s’exprime face à un monde que l’on maîtrise de moins en moins
La platitude de la campagne et les querelles de dessous la ceinture ont desservi l’enjeu
On reproche un décalage entre les politiques et la réalité quotidienne du français moyen…
Plusieurs interprétations sont donc possibles mais aussi le sentiment que cette abstention exprime un malaise plus profond qui pourrait indiquer que la démocratie n’est pas au mieux. Avec 41.4% de votants en Seine et Marne, la gauche et la droite sont mano à mano mais le ballotage reste plus que favorable à l’équipe sortante. Les discours d’entre deux tours commencent à se faire entendre et l’on assiste au folklore des négociations entre la gauche et les verts, et au tempo politique donné notamment par le premier ministre qui accuse la gauche d’être à l’origine des problèmes de l’emploi aujourd’hui avec les 35h, oubliant au passage qu’il représente le parti au pouvoir depuis près de 10 ans.
Finalement, les signes du premier tour ne sont pas interprétés et l’on préfère la sourde l’oreille au nécessaire débat sur nos institutions et leurs fonctionnements aujourd’hui. Rendez vous pour un deuxième tour qui risque d’être bien conforme au premier !


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