En réformant sa fiscalité, notamment pour tenir ses engagements de réduction des déficits, l’Etat a décidé de taxer les contrats de santé "solidaires et responsables" des mutuelles dans une mesure de 3.2% en moyenne. Ceci ajouté à la répercussion des dépenses de santé et notamment au déremboursement de plus en plus de médicaments, c’est finalement une hausse de près de 5% qui se dessine. L’Etat devrait ainsi récupérer + de 1 milliard d’€ mais laisse les mutuelles dans un dilemme, doivent-elles ou non répercuter cette augmentation ?
Le monde des mutuelles s’est largement contracté ces dix dernières années. Il n’en reste qu’une cinquantaine là où elles étaient plus de 500 et ce mouvement devrait continuer au regard des exigences de plus en plus fortes liées à la solvabilité et à une politique publique de la santé qui les prend trop souvent comme les variables d’ajustement. Plus de 4 millions de français n’ont pas de mutuelles et pour les autres, bon nombre arbitrent entre les soins et le reste. Cet "impôt sur la santé" provoque des réactions surtout que le discours tenu par Xavier Bertrand sur les mutuelles qui ne sont pas obligées de répercuter l’augmentation en agace plus d’un. Les réserves financières des mutuelles ne sont pas, pour la plupart d’entre elles, un matelas doré mais bel et bien l’exigence de solvabilité imposée par l’Europe et qui demande un niveau de fonds propres de plus en plus élevé.

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