C’est ce que préconise le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER). 9,3% des Franciliens au revenu mensuel de 3.800 euros brut, soit 450.000 ménages sont confrontés au problème du logement, trop « riches » pour accéder au parc immobilier social qui peine déjà à répondre aux demandes, et pas assez fortunés pour trouver à se loger dans le privé. Ainsi 292.000 ménages avec un revenu mensuel de 3.500 euros brut ne trouvent pas de logements sociaux, n’étant pas prioritaires alors qu’ils y ont droit. Excentrés, loin de leur travail ou vivants dans de petits logements, certains Franciliens quittent alors la Région. L’exode de cette population active, représentant une catégorie professionnelle pénalise alors l’économie de l’Ile-de-France.
Afin de remédier à cette situation, le CESER propose la construction annuelle de 10 000 logements, sociaux et privés à part égale, durant 10 ans. Ceux-ci pourraient s’implanter à Paris, comme dans les 29 communes limitrophes et 39 communes de l’Ouest parisien. Investisseurs institutionnels et aides publiques favorisant la création d’un parc locatif intermédiaire devraient être sollicités dans cette politique de logement. Mais cette solution a un coût : 1,8 milliard d’euros par an.

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