Plusieurs des Templiers provinois interrogés séparément en Février 1310, déclarèrent vouloir venger l’Ordre du Temple de la calomnie. Ils furent au Jardin de l’évêché de Paris parmi les 546 Templiers qui offrirent de constituer une défense à l’Ordre : depuis leur arrestation, tous les frères étaient privés de sacrements, dépossédés de l’habit religieux et de leurs biens et mettent à jour l’immoralité des moyens employés pour obtenir des aveux.
Sous l’influence du roi, un concile provincial fut convoqué à Paris. Il décida que toute rétractation serait considérée comme un cas plus grave que la protestation d’innocence et conduirait à la peine du feu. En Mai, le concile condamna au bûcher 54 Templiers s’étant rétractés. La plupart des frères qui s’étaient offerts à plaider la cause de l’Ordre abandonnèrent. La défense anéantie, un rapport défavorable aux Templiers fut transmis au Concile de Vienne. Celui-ci refusa de condamner un Ordre dont il n’avait pas entendu la défense. Calomnié, cet ordre religieux ne pouvait plus, désormais, servir la cause de l’Eglise sans scandale.
Le Pape le supprima alors de sa propre autorité, conciliant les droits de la justice qui ne cédait pas et les exigences de Philippe le Bel, en 1312. La majorité des biens fut attribuée l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et non au roi de France, comme celui-ci l’aurait souhaité. Aucun document ne renseigne sur le sort subit par les derniers Templiers provinois.

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