Au-delà du geste, c’est tout un symbole, celui de l’impuissance de l’action sociale au XXIe siècle. Les dernières décisions prises par l’Etat ont achevé le moral de l’ancien secrétaire d’Etat, le père de ce service fondé en 1983.
En effet, le gouvernement a annoncé une baisse de + de 3% du financement de l’hébergement alors même que les associations dénoncent une diminution des crédits (notamment pour la maraude et l’accueil de jour).
Xavier Emmanuelli dénonce un arbitrage en défaveur de l’urgence sociale dont la mesure, selon lui, n’est toujours pas prise.
Benoist Apparu a surenchéri en indiquant que 4500 places en hôtel seraient supprimées prochainement afin de favoriser l’accueil en logement. Si le principe du logement d’abord semble partagé, il est un gage d’une insertion plus durable et est moins onéreux que l’hébergement en hôtel, il n’en reste pas moins qu’il n’y a pas assez de logements disponibles. C’est une politique du long terme alors que l’urgence doit se traiter immédiatement. Des aberrations sont ainsi de plus en plus nombreuses à être constatées, notamment la transformation des services d’urgences en lieu d’hébergements par défaut dans les hôpitaux de Paris.
A ce jour, on estime qu’environ 680.000 personnes ne disposent toujours pas d’un logement personnel, dont 133.000 sans-abri.

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