Laurence Bonvin est née en 1967 en Suisse, elle vit et travaille à Berlin et Genève. Pour sa première exposition personnelle en France, Laurence Bonvin présente plusieurs séries de photographies récentes ou inédites, qui, dans un style documentaire, rendent compte de la transformation du paysage urbain et des modes de vie dans et autour de métropoles comme Berlin, Istanbul ou Johannesburg.
La série Freizeit
Littéralement temps libre, s’intéresse à la relation entre les monuments de l’ancien Berlin-Est et les activités qui s’y déroulent. Les espaces vacants autour des formes massives qui portent le devoir de mémoire sont ici investis par des scènes du quotidien. Des jeunes s’y rencontrent, d’autres y font du skate, d’autres encore s’y embrassent ou s’y prélassent... Drôle de paradoxe où la banalité du quotidien prend le pas sur le poids de l’histoire, reléguant Marx et Engels à une attraction pour touristes.
La série On the Edges of Paradise
Réalisée à la périphérie d’Istanbul, témoigne de la globalisation du phénomène des « gated-communities ». Ces résidences fermées, sécurisées, apparaissent ici comme une vaine tentative de matérialisation du jardin d’Eden. L’aseptisation, l’uniformisation et l’artificialité des ensembles confèrent à ces habitations des allures de décor de cinéma.
L’exposition intègre également des images inédites produites à l’occasion de la résidence de Laurence Bonvin en Afrique du Sud. L’artiste y a notamment exploré dans les marges de Johannesburg, les espaces intermédiaires et les no man’s land en mutation, résidus de la planification urbaine de l’Apartheid.
Une rencontre avec Laurence Bonvin est organisée samedi 6 février à 15h.
Informations auprès du Centre Photographique d’Ile-de-France 01 70 05 49 82 ou contact@cpif.net
L’exposition bénéficie du soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture Photo de Laurence Bonvin, de la série Freizeit, Le mur sur Spreeufer, Mühlen Straße, Berlin, 2007

envoyer par mail