La Seine et Marne

La tentation du protectionnisme… ?


Le protectionnisme est une notion toujours exacerbée dans un contexte de crise.

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« La question des migrations est devant nous. Elle concerne notre petite planète et tous les pays de l’Union Européenne, sans exception ».

Ce texte écrit par Jean Marie Bergère nous sensibilise au fait, qu’en matière de migration, rien n’est jamais vraiment simple. « Longtemps les choses ont été simples. Il y avait les pays d’émigrations et les pays d’immigrations. Au bout, soit l’assimilation, soit le retour au pays, enrichi et sage ». Les migrations étaient aussi à l’intérieur, les campagnes se vidant au profit des villes qui n’en finissaient plus de se répandre, un peu à l’improviste.

Les études indiquent aujourd’hui que le phénomène va s’amplifier mais aussi se complexifier dans les prochaines années puisque l’on parle d’environ 200 millions de personnes forcées de se déplacer d’ici 2050. « Les flux ne sont plus à sens unique. Les parcours se croisent. L’exemple du Portugal est significatif. Longtemps terre d’émigration -on estime à 10% la population vivant hors du pays, il est devenu, au moins temporairement, une terre d’immigration. Les émigrants des pays d’Europe Centrale et Orientale, à peine installés, pensent au retour. Des français archi-diplômés s’installent à Londres ou en Californie ou plus temporairement à la direction d’une usine quelque part en Europe ». Les motivations sont plurielles, elles peuvent varier du simple projet personnel à la contrainte provoquée par des considérations politiques, économiques ou, fait nouveau, climatiques. Tous les moyens sont bons, officiels et classiques, mais surtout clandestins et dangereux car la migration parallèle, organisée, est devenue un véritable commerce. L’administration de cette situation, forcément, est de plus en plus complexe pour le politique. « Brassage, assimilation, intégration, métissage, diversité, hospitalité, identité nationale, citoyenneté européenne ? ». Des réponses apportées, entre le protectionnisme, la gestion des flux et des stocks, l’assimilation, aucune n’a marché de manière satisfaisante. Par ailleurs, la connaissance des situations locales est bien souvent déformée par l’éclairage des médias qui agissent par effet de loupe. « L’Enquête sociale Européenne a réalisé un sondage en 2003. Interrogés sur le nombre de migrants que reçoit leur pays « comparé aux autres pays européens de même taille environ », 57% des européens répondent plus et bien plus, contre seulement 14% moins ou bien moins. Les Français eux pensent qu’il y a un pourcentage d’immigrés trois fois supérieur à celui que reconnaît l’OCDE (29% contre 10%) ». Il faut donc être prudent et surtout, que l’on soit natifs et immigrés, apprendre de plus en plus à vivre ensemble dans un monde global.

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lundi 20 avril 2009
 
 
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