L’Insee rend compte de l’état social de la France. Un premier constat nous fait froid dans le dos, entre 2004 et 2007, nous avons 600 000 français pauvres en plus.
13,1 % des français vivent en dessous du seuil de pauvreté. Certes, si le mode de calcul est un peu différent, aujourd’hui tous les éléments du revenus du patrimoine sont intégrés, il n’en reste pas moins que les chiffres sont là et sont sidérants pour une société moderne comme la France. On parle désormais de 8 millions de pauvres, au sens de l’Insee, c’est à dire vivant avec moins de 908€ pour une personne seule, 1362€ pour un couple sans enfant et 1907€ pour un couple avec deux enfants.
On pourrait parler de l’effet crise comme facteur d’explication. Pourtant, l’augmentation était constatée au moment où l’économie française était encore performante et que tous ses indicateurs étaient au vert. Cela rend son analyse encore plus inquiétante. Plus grave encore, de plus en plus de personnes vivant en dessous du médian tirent leurs revenus du travail et non des minimas sociaux.
On peut s’attendre à ce que ces constats soient renforcés par la crise d’autant qu’il s’avère que l’état de pauvreté est de moins en moins transitoire et que cette situation persiste, surtout si les personnes concernées sont peu qualifiées.
On peut alors s’interroger alors sur le fait qu’il n’y ait pas plus de mobilisation et de mouvements sociaux. La pauvreté est malgré tout un facteur ancré dans notre société et reste couramment associée à ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, une population qui reste discrète, forcément...

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