Toute la profession de l’immobilier s’attendait à des prix en fort recul.Voilà L’indice mensuel des prix de l’ancien, publié lundi par la fédération nationale de l’immobilier (la Fnaim), vient contredire ses prévisions.
Les prix des logements anciens ont enregistré une hausse de +3%, contraignant ainsi le recul des prix observé depuis près d’un an maintenant.
Une hausse qui touche autant les appartements (+2,9%) que les maisons (+3,2%). La baisse revient ainsi à -6,4% en moyenne annuelle, contre -10% au premier trimestre 2009.
Laurent Vilmont, président de Century 21, déclare : « Nous sommes tous très surpris », ces chiffres ne sont pas significatifs dans un marché aussi évolutif que l’immobilier ancien. Mais pour Laurent Vilmont, l’explication tient surtout au fait que « ce taux reflète le retour des transactions de ventes de conforts ». Il s’agit des biens pour lesquels les propriétaires n’ont pas de délais de vente obligatoires et peuvent donc se permettre d’attendre de vendre au meilleur prix.
« Il y a eu plus de ventes dans les hauts prix que dans les bas prix, ce qui a tiré la moyenne à la hausse », explique le président de Century 21. Ce taux masque également de fortes disparités régionales. « De manière générale, les prix reculent depuis un an. Mais nous sommes toujours dans un marché patchwork, avec des régions, comme la Bretagne, où les prix n’ont absolument pas baissé ».
La Fnaim relativise la hausse d’avril : « cette évolution mérite d’être interprétée avec prudence et ne doit pas venir cacher la réalité d’un marché orienté à la baisse ». La fédération s’attend toujours à une baisse des prix de l’ordre de 10 % en 2009 par rapport à 2008.
Les transactions réalisées au cours du mois d’avril ont été négociées à un prix inférieur de 7,4 % par rapport à celles réalisées en avril 2008 (- 7 % pour le marché des appartements et - 7,9 % pour celui des maisons). « Le mois d’avril semble donc confirmer que le marché ne connaîtra pas, en 2009, sur fond de récession, de chute brutale des prix. A l’inverse, il peut poursuivre, au gré de baisses et de hausses mensuelles alternées, son ajustement afin d’assurer la compatibilité entre la solvabilité des ménages et les prétentions des vendeurs, aujourd’hui observées à la baisse en agences », explique la Fnaim.

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