La Seine qui draine finalement toutes les eaux des cours d´eau du département traverse ce dernier sur 106 km. Son principal affluent seine-et-marnais est la Marne. La Seine arrose notamment Bray-sur-Seine, Montereau-Fault-Yonne et Melun. L´Orvin, la Voulzie, l´Yonne, le Loing et l´Yerres se jettent en son sein. Etangs et marais étaient jadis très nombreux, mais suite à des travaux de drainage surtout menés aux XIXe et XXe siècles, ces zones sont bien plus rares aujourd´hui. Il n’en reste pas moins qu’elle nous réserve des trésors de flore et de faune, notamment dans sa traversée de sa Bassée et les amoureux de canoë sont toujours émerveillés par des rencontres magiques et insoupçonnables.
Longue de 780 kilomètres, elle coule dans le Bassin parisien et arrose notamment Troyes, Paris et Rouen. Sa source se situe à 470 mètres d’altitude, à Saint-Germain-Source-Seine dans le plateau de Langres, en Côte-d’Or. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche, à hauteur du méridien du Hode, près du Havre. Son bassin versant, d’une superficie d’environ 75 000 km², intéresse près de 30 % de la population du pays. Il est géré par l’agence de l’eau Seine-Normandie. La Seine est donc bien une artère de vie !
Seine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades celtiques autochtones. L’Yonne et la Seine auraient été considérées comme jumelles, seul le cours supérieur ayant été appelé Seine après transcription par César du mot latin (I)sicauna en Sequana. On y retrouve le nom de l’Yonne : Icauna ou Icaonna. (Le nom de Seine pourrait donc être un diminutif du nom de l’Yonne.) ce qui ne va pas sans lever quelques polémiques sur qui se jette dans qui. La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s’y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (c’est le premier port céréalier d’Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu’à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris).
La Seine est navigable sur une grande partie de son parcours. La responsabilité de la navigation appartient à Voies navigables de France et en particulier au Service de navigation sur la Seine en amont d’Amfreville. Le bassin navigable de la Seine s’étend aussi à ses principaux affluents (Oise, Marne, Yonne) et parfois à des canaux qui y sont reliés. La basse Seine, en aval du pont Guillaume-le-Conquérant à Rouen est accessible aux navires de haute mer (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). Cette partie du fleuve, environ 120 km, offre une hauteur libre de 50 mètres et un mouillage de 10 mètres minimum. Les installations portuaires y relèvent de l’autorité du port autonome de Rouen. Celui-ci, 5e port maritime français, assure un trafic important de céréales, engrais et produits pétroliers.
La Seine a inspiré de nombreux peintres, et notamment aux XIXe siècle et XXe siècles, les peintres suivants : Richard Parkes Bonington, Joseph Mallord William Turner, Camille Corot, Eugène Isabey, Constant Troyon, Charles-François Daubigny, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Claude Monet, Frédéric Bazille, Gustave Caillebotte Édouard Vuillard, Vallotton, Raoul Dufy, Émile Othon Friesz, Albert Marquet, Robert Antoine Pinchon, Emilio Grau Sala, Gaston Sébire, Maurice Boitel Il est difficile aussi de faire l’impasse sur les très intéressantes vues de la Seine parisienne au XVIIIe siècle par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet. Muse, artère, liens de vie et d’histoire entre des populations composites, la contempler c’est aussi envier sa majesté et cette puissance qui, parfois, lui fait dépasser ces berges pour se répandre sur les terres environnantes.

envoyer par mail