La Seine et Marne

La Brie, l’un des greniers de l’Europe


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L’agriculture en Brie est un secteur économique traditionnel de la région. La mécanisation et le type de culture ont pour effet d’employer peu de main d’oeuvre et donc de ne plus concerner qu’une population minoritaire.

L´agriculture occupe 60% du territoire avec 343.000 ha pour 3.242 exploitations. 451 d´entre elles comptent plus de 200 ha. Rendements exceptionnels en blé (150.000 ha), maïs, Betterave, Orge et oléagineux. La moitié de cette production est exportée à l´international. Production laitière de 300.000 hl pour 150 exploitations soutenue par la production de fromage de Brie. Malgré cette solide base agricole, la Seine-et-Marne a souffert pour prendre le virage de l´agro-industriel. Plus de 5.000 personnes sont employées dans ce secteur. Deux sucreries remplacent aujourd´hui la myriade d´établissements qui jadis traitaient la betterave : Nangis et Château-Landon. Productrice de vins très médiocres vite abandonnés dès que le chemin de fer permit une meilleure circulation des marchandises à travers le pays, la Seine-et-Marne se redécouvre depuis peu une âme vigneronne. Quelques vignobles de modestes dimensions produisent des vins qui n´ont plus rien de commun avec le mauvais vin de messe produit ici jusqu´au milieu du XIXe siècle. La culture de la rose est ancienne et Provins s´impose, depuis 1240, comme la capitale des roses. Les roses constituent une parfaite culture de substitution pour les agriculteurs du XIXe siècle qui arrachaient alors leurs quelques pieds de vigne. C´est l´extension d´une sorte de vallée des roses qui court de Provins jusqu´aux portes de Paris. Aujourd´hui encore, cette production reste importante. Parmi les autres spécialités du département, en plus du fromage de même nom, il convient ici de citer la moutarde de Meaux testée et approuvée pour la première fois par un roi de France dès le XIIIe siècle. La recette est encore tenue secrète par le seul établissement qui produit environ 1,5 million de pots par an.

L’habitat est constitué de fermes dispersées, souvent ces fameuses fermes fortifiées (en carré) et de hameaux, caractéristiques de la Brie. On y trouve de grandes exploitations, souvent retranchées dans les terres et loin des villages, rarement près d’une rivière. La Brie, pour la moitié de sa surface, n’est pas uniforme. De la vallée de la Marne, au nord, jusqu’à celle de la Seine, au sud, elle constitue un plateau mollement vallonné, incliné d’est en ouest. Les géographes déterminent plusieurs Bries. Une Brie centrale, plateau calcaire sur une couche d’argile sous-jacente, apportant suffisamment d’humidité pour favoriser l’exploitation de la plaine céréalière, plateau qui devient sableux vers la forêt de Fontainebleau. La Bassée, dans la vallée de la Seine près de Montereau, où l’on trouve herbe et cultures fourragères. La Brie française à l’ouest, de Brie-Comte-Robert à Melun, et la Brie champenoise à l’est, de Meaux à Provins. Deux régions bien distinctes dont les exploitations se ressemblent. La Brie forestière, d’Ozoir-la-Ferrière à Rozay en Brie, est une région traditionnelle d’élevage.

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dimanche 25 mars 2007
 
 
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