Parler des templiers s’est, avant tout, parler de l’ordre du temple, une organisation qui allait marquer (et qui interpelle encore de nos jours) fortement l’histoire de France.
La fondation de l’Ordre du Temple est postérieure à la création en 1099 du premier royaume franc en Palestine. En 1118, le champenois Hugues de Payns, Geoffroy de Saint-Omer et sept compagnons d’arme proposaient au roi Baudoin II de Jérusalem la mise en place d’une troupe permanente qui, sous la forme d’un ordre à la fois militaire et religieux garantirait la défense de la ville sainte ; ils assureraient également la liberté des routes aux pèlerins. Ils firent voeux devant Garimond, Patriarche de Jérusalem de se consacrer à la protection des pèlerins en Terre Sainte, et ils obtinrent de Baudoin II le droit de demeurer dans l’aile du Palais Royal qui jouxte l’ancienne Mosquée El Aqsa là où s’élevait l’antique Temple de Salomon ; d’où leur nom de Templiers ou de Pauvres Soldats du Christ et du Temple de Salomon (Pauperes Commilitones Christi Templique Salomonici). Ayant été admis près du Pape Honoré II afin d’obtenir une constitution particulière, ce pontife les envoya au Concile de Troyes en 1128 ou Saint Bernard composa pour eux une régle fixe qui fut adoptée. Saint Bernard (1090-1153) propagandiste de la foi cistercienne fondateur de l’abbaye de Clairvaux et prédicateur de la II° croisade à Vézelay en 1146 ; fut séduit par la vocation des Templiers (pauvreté, chasteté, obéissance et protection des pèlerins en Terre Sainte). Il rédigea pour une grande partie leur règle en 1128 et écrivit pour les encourager et diffuser leur idéal "la louange de la nouvelle milice" (De laudae novae militiae ad milites templi).

envoyer par mail