Comme un dialogue entre les religions, la commune de Bussy-Saint-Georges a préféré répondre équitablement aux différentes confessions représentées dans sa population. La ville qui accumule tous les superlatifs – de 500 habitants en 1980 à 30 000 aujourd’hui et un millier de nouveaux par an – compte 40 % de ses habitants originaires de la zone Pacifique. Si le maire a soutenu la construction de l’église Notre-Dame, il y a quelques années déjà, la question des différents lieux de cultes représentant cette population cosmopolite devait répondre définitivement à une telle croissance.
En mettant en vente ses terrains à prix « modeste » sur ce secteur foncier très sollicité - seulement 50 € le mètre carré -, la commune prend le parti d’optimiser et de mutualiser des installations comme les parkings. Ainsi deux pagodes lao et taïwanaise, une mosquée, une synagogue, un centre culturel arménien et une église évangélique chinoise devraient s’édifier prochainement. Une « vitrine de la laïcité intelligente » comme le souhaite le maire de la ville. Plus courant aux Etats-Unis, le projet est une première en France !

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