« Nous avons décidé aujourd’hui avec le Premier ministre de rajouter au budget du ministre de l’Emploi un demi-milliard d’euros pour le consacrer sur deux catégories de Français qui ont besoin qu’on les aide : les chômeurs de longue durée et les jeunes".
Cela sonne comme les fameux emplois aidés que, jadis, la droite libérale dénonçait, cataloguant résolument cette mesure comme une action politique de gauche. Derrière l’effet d’annonce, il y a aussi une forme de questionnement sur l’efficacité de pôle emploi qui, décidément, va avoir du pain sur la planche dans les prochains mois avec le double objectif de rencontrer tous les chômeurs de longue durée et de leur proposer un emploi ou une formation.
Xavier Bertrand précisait plus tard que 50% de la somme serait dévolue aux contrats aidés et à la création de 50 000 nouveaux postes portant le nombre total pour 2011 à 440 000.
Le président veut une mobilisation générale, impliquant tout l’appareil d’Etat sur le sujet. Il veut aussi inciter les entreprises avec un système de bonus / malus pour les entreprises afin d’encourager l’alternance. Le président a ainsi indiqué que « les entreprises qui prendront plus de jeunes en apprentissage ou en formation en alternance auront une diminution de leurs charges, tandis que celles, qui ne respecteront pas le nombre d’apprentis qu’on leur demande de prendre auront un malus ».
Ces effets d’annonce ne sont-ils pas des arbres isolés qui cachent la forêt d’un mal structurel lié au décalage entre les offres et demandes d’emploi et de formation en France, au décalage entre l’apprentissage et la perception que la société française s’en fait ?

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