La Seine et Marne

L’autoroute des vacances !


En cette période de grand départ estival, le sud Seine-et-Marne est favorisé.

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Depuis le 16 juin dernier, et avec 4 mois d’avance, l’autoroute A19 relie Artenay à Courtenay et raccorde désormais l’A10, l’A6 et l’A77, bouclant ainsi le grand contournement sud de la région parisienne. Maintenant, le sud du département est à 2h00 de la Touraine, évitant d’emprunter la dangereuse Nationale 60 qui comptabilisa, entre 1996 et 2000, 51 accidents dont 36 morts de Châteauneuf-sur-Loire et Courtenay.

Le plus gros chantier autoroutier du moment

Après 4 ans de travaux, l’ouverture de l’A19 met fin au plus gros chantier autoroutier Français actuel, soutenu par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui a accordé un prêt de 200 millions d’euros sur 37 ans à Arcour pour financer les travaux de l’autoroute, pour un coût global de 850 millions d’euros. En moyenne, 8.000 et 9.000 véhicules par jour sont attendus, dont 20% de poids lourds.

L’autoroute aux superlatifs

Baptisé "éco-autoroute" par son concessionnaire Arcour - groupe Vinci -, cette qualification "promotionnelle" a déclenché de nombreuses controverses et attaques de la part des mouvements écologistes qui dénoncent les nuisances sonores et polluantes ou encore le saccage de la forêt de Montargis... Mais aussi le reniement du Grenelle de l’Environnement, l’État soutenant le tout routier plutôt que le transport collectif. Pourtant, de nombreux moyens ont été déployés au long de ces 101 kilomètres de bitumes :
- 108 bassins de traitement des eaux de ruissellement (plus d’un par kilomètre).
- 116 passages pour animaux sauvages dont deux sections couvertes de 150 mètres en forêt de Montargis.
- 9.000 mètres linéaires de murs ou de merlons anti-bruit ont été construits, la réglementation n’en imposant que 4.000.

Autres records

L’A19 comporte une centaine d’ouvrages dont un ouvrage d’art peu courant par sa conception, de 1008 m de longueur : le viaduc du Loing. Le chantier a aussi permis de lancer une campagne d’archéologie préventive sans précédent à l’échelle nationale sur un projet autoroutier : le sondage de l’intégralité du tracé par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), soit une surface de 52 hectares. 30 sites remarquables ont ainsi été fouillés.

Et si l’A19 traversant 43 communes du Loiret et 2 de l’Yonne, contourne la Seine-et-Marne, la frange sud du département profitera tout autant de ce désenclavement et de l’opportunité pour l’automobiliste et le touriste de s’y arrêter.


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jeudi 23 juillet 2009
 
 
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