Quel destin extraordinaire pour ce fils de militaire, qui d’acteur à réalisateur, en passant par écrivain, joua un dernier rôle comme propriétaire des Bouffes Parisiens.
Après une enfance en Algérie puis dans différents pays au gré des mutations de son père et après un service militaire à Baden Baden (il y joua même dans un film de propagande), Jean Claude Brialy a côtoyé tous les grands du C« J’ai oublié de vous dire... »inéma et du théâtre. Son nom est associé à la Nouvelle Vague du cinéma français. Sous les ordres de Jacques Rivette, Chabrol, Bunuel, Scola, Godard, Rohmer, Miller, Tavernier il joua avec les meilleurs réalisateurs et le gratin des acteurs Delon, Romy Schneider… il réalisa de nombreux films dont un « bon petit Diable et les Malheurs de Sophie et écrivit quelques livres dont deux autobiographies "Le Ruisseau des singes" , dans lequel il revint entre autres sur son enfance en Algérie et . Si on se rappelle de lui pour son registre enjoué et gai, son côté raffiné, il était aussi capable de rôles plus graves tels Le Juge et l’Assassin de Bertrand Tavernier, dans Les Innocents de Téchiné et dans plusieurs films d’époque (ex. : La Reine Margot).
L’acteur et réalisateur est décédé mercredi soir à l’âge de 74 ans dans son château de Monthyon. Aujourd’hui, ce sont quasiment des obsèques nationales qui lui sont rendus et il reposera à Paris, au Montparnasse, loin de son château et de son ami Jacques Chazot qui repose au cimetière de Monthyon.

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