La pression changerait-elle de camp ? L’Assemblée Nationale puis le Sénat se sont finalement prononcés contre et la France devient le premier pays à interdire l’usage de cette technique. La gauche a voté contre, toujours convaincue que cette loi est un recul. La mobilisation des élus locaux, notamment en Seine et Marne, a porté ses fruits.
L’opposition qui a voté contre regrette que la loi ne soit pas plus précise et qu’elle ne condamne pas toutes techniques d’exploitation car elle pense qu’il peut y avoir encore pire, sur le plan environnemental. Elle demande une refonte complète du code minier et pense que ce n’est qu’une question de temps (justement celui de l’oubli médiatique), avant que des explorations et exploitations dangereuses ne reprennent. Ce texte "ne clôt pas le débat, l’embrouille et permet aux sociétés d’attendre des jours meilleurs", a déclaré jeudi Nicole Bricq (PS).
Les collectifs anti-schiste ont lancé l’organisation d’un "rassemblement citoyen" du 26 au 28 août dans les Cévennes, à Lézan (Gard), sur l’avenir énergétique de la France.
La vigilance reste de mise et rien n’est définitivement joué.

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