En l’an 1000, la forêt s’appelle forêt de Bière. En 1167, on atteste l’existence d’une demeure royale. À l’époque de Louis XIV, moins de 20% de la superficie est boisée. Colbert lance des chantiers de plantation. Après lui, en 1716, 6.000 ha sont plantés de feuillus. En 1786, les pins sylvestres sont introduits. En 1830, la plantation de 6.000 autres hectares de pin provoque la grogne des artistes qui viennent chercher l’inspiration en forêt.
Dès 1849, le chemin de fer arrive à Fontainebleau, ce qui va permettre aux Parisiens de se promener en forêt.
En 1861, est créée, la première réserve artistique de 1.097 ha, ancêtre de nos réserves naturelles.
La forêt est royale depuis le XIème siècle et ses premiers aménagements effectués dans un souci d’exploitation forestière et d’utilisation cynégétique sont l’oeuvre de François 1er et de Louis XIV.
Les sentiers ont leurs origines au XIXème siècle et sont l’œuvre de Claude François Denecourt (1788-1875) qui fit leurs premiers tracés et Charles Colinet (1839-1905) qui continua de réaliser l’essentiel du réseau actuel, balisé en bleu.
• Les arbres les plus représentés sont : les chênes (44 %), le pin sylvestre (40 %), le hêtre (10 %). • 3 000 espèces de champignons sont identifiées. • 7 000 espèces animales, dont 5 000 insectes.
Presque toutes les forêts publiques du département. La chasse, même si elle doit s’adapter à la présence de nombreux promeneurs, tient une place importante : en l’absence de grands prédateurs, c’est le seul outil de régulation des populations de grands gibiers souvent abondants (cerfs et sangliers à Fontainebleau, chevreuils et sangliers dans la plupart des forêts). Depuis l’interdiction de la chasse à courre en Grande Bretagne, on assiste à une augmentation de la fréquentation des sites forestiers locaux, notamment celui de Fontainebleau, pour des chasses organisées. Cela génère de nouveaux impacts locaux, notamment économiques.
C’est l’endroit des randonnées, équestres et pédestres, de la pratique du sport individuelle et collective, de l’exploration de ces faune et flore si denses et riches, l’escalade de rochers monstrueux ou, plus simplement, l’endroit de la méditation et du calme.
Il faut dire qu’avec une superficie de 28000 ha, ce magnifique site classé offre plus de 1600 kms de routes forestières et circuits pédestres pour le plaisir des promeneurs dont 300 kms de sentiers balisés. Cavaliers, vététistes, rollers et coureurs trouveront également des circuits pour s’évader. Quant aux amateurs d’escalade, près de 150 circuits sont balisés pour leur plus grand plaisir parmi les rochers de grès et chaos du massif.
La forêt de Fontainebleau demeure un pur bonheur pour les amoureux de la nature, par sa faune très dense et diversifiée : cerfs, chevreuils, sangliers, rongeurs et quelques 215 espèces d’oiseaux, ainsi que sa flore très riche : environ 1350 plantes à fleurs, 450 mousses, 3000 champignons, 500 lichens et autant d’algues.
Parmi les sites les plus célèbres et les plus visités, il ne faut pas manquer les Gorges de Franchard, les chaos et le désert d’Apremont, les hauteurs de la Solle ou encore la Croix du Calvaire, qui offrent de somptueux et impressionnants points de vue du massif. Plus ludiques, certains sites contiennent des roches qui présentent d’étonnantes ressemblances animales, ainsi on croisera un diplodocus et une tortue dans le massif des trois pignons, une tortue et un éléphant dans les Gorges d’Apremont et un autre éléphant à Larchant.

envoyer par mail