Napoléon III, par un décret du 25 juin 1864 donné au palais de Saint-Cloud, le 20 août de la même année, a concédé à la Ville de Fontainebleau les armoiries suivantes dont elle était autorisée de faire usage telles qu’elles étaient figurées et coloriées selon la description blasonnée suivante :
Au premier, d’or, à l’aigle de sable.
Au deuxième, d’argent, à la salamandre enflammée de gueules.
Sur le tout, à la face d’azur, chargée d’une rivière ondée, d’argent , franc quartier à dexte, d’azur à l’N d’or surmontée d’une étoile rayonnante.
L’écusson est sommé d’une couronne murale à cinq créneaux d’argent pour cimier, portant sur son bandeau un double F d’or.
Le bandeau est traversé d’un caducée contourné d’argent, auquel est suspendu deux guirlandes. L’une est à dextre, d’olivier, l’autre à senestre, de chêne aussi d’argent, nouées et attachées par des bandelettes d’azur.
Cette description minutieuse présente certains intérêts, car on y constate que les héraldistes du Second Empire ont conservé certains détails des armoiries royales, notamment la salamandre et la « double F » qui, en faite, présente ici une forme curieuse, celle d’une croix en T.
Il est à signaler que ces armoiries situent symboliquement Fontainebleau sous l’influence astrologique de Saturne dans le signe zodiacal du Verseau.
Faut-il rappeler que dans la mythologie, le Verseau se rapporte à la fable du Déluge et que , symboliquement, Saturne était nommé l’ »Ancien des Jours » ?
Ses correspondances analogiques dans le règne végétal étaient le chêne et l’olivier qui composent aussi les guirlandes de ces armoiries.

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