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66 000 ha de terre "artificialisés" chaque année en France - l’équivalent d’un département de taille moyenne tous les 10 ans ! - Une spéculation croissante pesant sur l’agriculture. Une concurrence effrénée entre agriculteurs pour s’agrandir, faisant disparaître 200 fermes chaque semaine. Rappelant cette situation sur son site, Terre de Liens propose une solution collective efficace pour répondre à ces enjeux : La Foncière Terre de Liens.
Qu’est-ce que la Foncière Terre de Liens ? Le premier outil financier d’investissement solidaire appliqué à la gestion du foncier et du bâti rural. Le principe est de dynamiser l’amont de la filière Bio par l’acquisition de foncier, loué ensuite à des agriculteurs ou des porteurs de projets solidaires respectueux de l’environnement, via un bail rural environnemental. Elle permet ainsi de lever l’obstacle du prix du foncier. Une fois achetées « collectivement », ces terres ne seront plus jamais à vendre mais seulement à utiliser par des locataires successifs responsables. L’usage prime alors sur la propriété, empêchant le marché d’exercer une pression financière et écologique incompatible avec la pérennité des usages de ce bien commun.
Mais pour que le dispositif fonctionne, il demande d’investir dans des actions qui ne rapporteront rien, mais qui ne chuteront sans doute pas non plus ! Les bénéfices obtenus en retour ne sont pas de l’argent mais du sens... une autre richesse.
Parce que non cotées sur les marchés et en limitant la liquidité de celles-ci, la Foncière Terre de Liens ne promet aucun dividende sur ces actions. Elle souhaite ainsi limiter la spéculation sur la valeur des terres agricoles. On est là devant un modèle qui va à l’encontre du fonctionnement des marchés.
La motivation par l’espérance de gains - maladie courante de la plupart actionnaires - est remplacée par l’idée d’un changement de modèle pour l’agriculture et l’alimentation. Il ne s’agira pas de croissance verte au sens premier, mais plutôt d’un moyen de croissance du marché du Bio.
Ne plus céder à l’appât du gain, ne plus gagner d’argent sans travail : le prix à payer pour préserver la nature et notre santé !

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