Vivant et travaillant à Paris, Claire Chevrier parcourt des mégalopoles telles que Hong Kong, Lagos ou Bombay. L’artiste interroge la manière dont l’homme investit ces espaces construits. Chaque série correspond à une distance d’approche de la ville, allant de la vision paysagère à la structure urbaine. Cette percée progressive dans la ville, jusqu’à l’intérieur des constructions, l’a conduite, à Rome, à s’intéresser à la notion de décor, tandis que des images dédiées au travail s’approchent au plus près de l’activité humaine.
À la manière d’un zoom, chaque typologie correspond à une distance d’approche de la ville générique, allant de la vision paysagère à la structure urbaine. Cette percée progressive dans la ville l’a conduite à s’intéresser plus particulièrement à la notion de décor, lors de sa résidence à la Villa Médicis en 2007-08. Cette notion de décor trouve en effet son paroxysme à Rome à travers un urbanisme fabriqué, composé de modules répétés, qui donnent à la ville un caractère théâtral, voire factice.
Si l’être humain n’est pas absent des typologies consacrées à la ville, les séquences dévolues au travail s’approchent au plus près de l’activité humaine et permettent de pénétrer à l’intérieur des constructions. Les images présentées dans l’exposition, réalisées dans la ville industrielle de Romans, décomposent les gestes du travail par le biais de la séquence. À travers ces séquences, une typologie de gestes se met en place ; ces gestes indissociables du contexte qui les génèrent, sont le fruit d’un rapport de force entre le corps et l’architecture.
L’exposition « Un jour comme les Autres » révèle les tensions du théâtre quotidien. Si un protocole est bien à l’œuvre dans le travail de Claire Chevrier, les images qui en découlent ne sont ni autoritaires, ni exotiques. C’est bien d’une représentation du monde à échelle humaine dont il est ici question.
Exposition du 26 septembre au 20 décembre
Vernissage le samedi 26 septembre à 12H30

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