La Seine et Marne

Cantonales 2011, ce qui va changer ?


Douce France : billet d’humeur !

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Le paysage politique ne sera plus le même après les élections cantonales de 2011. D’une part, ce sont les dernières du genre, désormais, il faudra penser conseiller territorial et ce dés 2014. Ensuite, elles se distinguent plus particulièrement par un fort taux d’abstention conjugué à la montée en puissance du parti du Front National. Ces deux derniers éléments suffisent à nous mettre en garde, ils consacrent un désamour pour la chose politique entretenu au fil de ces derniers mois par tout un ensemble de facteurs concourant à discréditer l’action publique et l’homme politique. Les reportages, en cascade, donnent du grain à moudre aux médias qui avaient très peu commenté l’échéance, obnubilés par ce qui se passe au Japon et en Libye. Des électeurs avouent franchement avoir voté pour le parti de l’extrême droite car ils estiment que les choses ne vont pas dans le bon sens et que rien n’est fait aujourd’hui pour lutter contre les maux du monde ou plus simplement, pour leurs problèmes personnels. Les commentaires fusaient dans les rues de la Ferté sous Jouarre, où le candidat du FN est arrivé en tête, entre « il faut leur laisser l’exercice du pouvoir et on verra bien ! », « Tous pourris, j’ai fait un vote de protestation » ; « Marine tient le discours de la vérité », « ils ont mis des lignes jaunes continues dans ma rue… »… autant de commentaires que de cas personnels finalement. D’autant que la candidate présentée est une illustre inconnue et que l’on ne connait même pas son visage (elle a mis une photo de Marine Le Pen sur ses affiches). Elle n’a, de plus, pas de profession de foi !

Il est toujours facile de se défausser sur les autres de responsabilités que, finalement, on devrait partager. La politique n’est pas une grande surface dans laquelle on fait ses courses en fonction de son humeur du moment. Elle doit être un acte réfléchi qui traduit le projet pour le mieux vivre ensemble. Les électeurs critiquent, sanctionnent, constatent une impuissance mais préfèrent reporter le traitement du problème plutôt que de s’en saisir à bras le corps. La société française va mal aujourd’hui, dans la grande majorité de ses composantes, car elle manque de valeurs et de repères. Le modèle consumériste est attaqué désormais par la raréfaction des ressources mais aussi par la montée en puissance des pays émergents qui nous font prendre conscience que notre monde a peut-être une fin. L’égoïsme matériel n’est plus une certitude, ce n’est en tout cas pas un projet de vie. Il ne faut pas s’y tromper, les combats contre le pétrole de schiste, le nucléaire devraient être les occasions de se pencher sur le fond du problème, dans quel monde voulons nous vivre demain ? S’il n’est pas encore défini, il ne se fera qu’à la condition de remettre complètement à plat notre modèle de vie !


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mercredi 23 mars 2011
 
 
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