Tous les éléments d’une pièce dramatique sont rassemblés pour ce deuxième tour des élections municipales.
D’abord, parce que la majorité du conseil général, de gauche, ne tient qu’à un fil, un siège pour être précis et qu’il suffit de perdre un canton pour être minoritaire. Ensuite, il semble que la faible participation du 1er tour ne serra pas améliorée pour le second surtout dans les collectivités où il n’y aura pas de second tour aux municipales. Enfin, il faut bien admettre que les électeurs ont du mal à réaliser à quoi sert un conseiller général et que, de fait, leur choix se fasse plus par défaut que sur un projet précis. Ainsi, cela revient à donner la prime aux sortants et de créer ainsi un paradoxe entre des représentants au département plutôt âgés et une population parmi les plus jeunes de France. Non pas qu’être senior soit synonyme d’incompétence mais ces conseillers généraux sont moins représentatifs de leurs électeurs et, surtout, moins en phase avec leurs attentes.
La situation était donc tendue sur les cantons de Perthes en Gâtinais les candidats du PS (le sortant) et de l’UMP ne se tenant qu’à quelques voix, de Chelles (la candidate Ps est en ballotage favorable) et de Crécy où la sortante (UMP) ne dispose que d’une faible avance sur le candidat de la gauche unie. Elle l’est aussi sur Dammartin en Goële et Nangis.
La prime était donc aux sortants sur les cantons de Meaux sud (UMP), de Donnemarie Dontilly (UMP), de Bray sur Seine (UMP), de Fontainebleau, Brie Comte Robert, de Lorrez le Bocage et Savigny le Temple. (voir les résultats du 1er tour)
Au final, le Conseil Général reste à gauche et se trouve renforcé par le gain d’un siège supplémentaire, celui de Chelles qui était en ballotage favorable. Il participe de ce grand courant qui se dessine et semble renforcer les élus de gauche comme les acteurs de la proximité puisque la majorité des départements de France est aujourd’hui pilotée par la gauche.

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