Drôle de dames...
Le spectacle proposé par le parti socialiste a été éclairant sur plusieurs points. Déjà, les femmes font aussi bien que les hommes dans la querelle politicienne et on ne peut pas attendre d’elles de nouvelles pratiques. Ce long week end de novembre laissera des traces tant les coups d’éclats, les rodomontades et autres effets de manche, les atermoiements vont laisser des traces, à la fois, chez les observateurs du spectacle du monde et, surtout, chez les partisans et sympathisants qui, aujourd’hui, ne sont pas dupes de la paix des braves "embrassons nous Foleville !". On vous laisse imaginer, désormais, Martine Aubry en grande prêtresse du rassemblement !
Ensuite, ce parti a du mal à faire ses réformes. Il a préféré que ses éléphants soient menés par une souris apprivoisée plutôt que de confier les clés de la maison à une "réformiste" qui aurait, assurément, déployé cet outil au service de son ambition, devenir la première présidente de la France. Elle en aurait probablement modernisé ses fonctionnements et ses animateurs. Mais, notre Obama en jupon avait probablement mal mesuré le conservatisme des décideurs, ceux qui font et défont, les mêmes (peu ou prou !) qui avait déjà écarté Mendès-France, Gaston Deferre et Michel Rocard en son temps, les tenants d’une nouvelle gauche. Au-delà des sourires de convenance, elle affirme haut et fort son projet pour 2012.
Enfin, on a vu deux camps s’opposer au nom de la solidarité partisane, sur des programmes relativement proches, atteignant des sommets dans la violence d’une opposition fratricide et découvrant au passage des modes de fonctionnements passéistes, des pratiques d’un autre temps, tout cela pour, in fine, questionner le principe même de la démocratie. Ces errements auront, quelques temps, détourné les pensées des français de la crise vers la comédie Dell’ Arte... !
Courageuses dames...
Cette jeune seine et marnaise qui sauve sa petite sœur du péril des flammes en la faisant glisser de la fenêtre, vers les bras de ses sauveteurs, deux étages plus bas. Elle est gravement brûlée mais ses jours ne sont pas en danger.
Cette mère de famille du Loiret qui, se sachant condamner prochainement par un cancer incurable, prépare l’après en s’assurant de l’avenir de ses enfants. Elle semble sereine, elle est d’une humanité extraordinaire.
"La femme est l’avenir de l’homme" déclamait Aragon, oui, mais à la condition qu’elle ne le copie pas et qu’elle montre, avec sa sensibilité, cet autre chemin que l’on aimerait emprunter. Elle a ses travers et sa grandeur.... elle est aussi humaine.
Cette semaine, le 7 à 7 d’Emilie, nous entraîne aussi dans des aventures humaines où l’on rencontre d’autres femmes. Je vous invite plus particulièrement à découvrir le "forum des femmes", présenté par un homme... comme quoi !

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